Notre syndicat, le SHU, est membre de l'INPH au sein duquel nous représentons les H.U
PSYCHIATRIE PUBLIQUE : QUI PEUT OSER DIRE QUE TOUT EST RÉGLÉ ?
Hospimedia le 16/11/2021 suite à la conférence de presse des résultats d'un sondage réalisé par Jeunes Médecins.
Nos commentaires.
Malgré les problèmes méthodologiques liés à la faible représentativité des répondants (moins de quinze HU titulaires sur 250 répondants au questionnaire internet), ce sondage renforce les alertes répétées lancées par Le SHU (Syndicat des Hospitalo-Universitaires) : l'attractivité des carrières HU est un sujet majeur, en ce qu'elle conditionne la formation et l'exercice de tous les professionnels de santé du secteur libéral et hospitalier.
Leurs propositions, renverser la table ?
Diviser les missions ?
Supprimer la stabilité d'un emploi statutairement pérenne?
Voilà qui ne ferait qu'aggraver la situation. Notre priorité est au contraire de remettre en accord l'indivisible mission HU, le soin, l'enseignement et la recherche étant trois facettes d'un objectif unique: le progrès de la Santé pour tous aujourd'hui et demain. La liberté de l'organisation de cette mission, dans le strict respect de la législation du travail, est un point fondateur du statut HU tout au long de la carrière.
L'approche par la pointeuse, découpant le temps pour un meilleur rendement a démontré dès le siècle dernier dans le monde de l'usine qu'elle n'était pas une avancée sociale; cela est toujours vrai quand bien même elle serait dans une version numérique et connectée. Donner les moyens d'exercer sereinement est la seule véritable solution.
Le SHU, premier syndicat des Hospitalo-Universitaires.
Avec la réforme gouvernementale de la Protection sociale complémentaire (PSC) de la Fonction Publique, les Ministères et employeurs publics vont financer une partie de la complémentaire santé de leurs agents dont les HU font partie de par leur statut universitaire.
Le décret n°2021-1164 du 8 septembre 2021 relatif au remboursement d’une partie des cotisations de protection sociale complémentaire met en oeuvre au 1er janvier 2022, une indemnité destinée à compenser partiellement les frais engagés au titre de contrat établi avec un organisme de mutuelle, de prévoyance ou d’assurance
Ce qu’il faut retenir :
L’ensemble des agents titulaires et non titulaires peuvent bénéficier de cette indemnité.
Pour pouvoir en bénéficier, il est nécessaire d’être détenteur d’un contrat souscrit auprès d’un organisme de mutuelle, de prévoyance ou d’assurance. Les contrats souscrits par un accord d’entreprise dont l’agent serait ayant droit sont également éligible, sous conditions.
Ces dispositions ouvrent droit à une indemnité mensuelle de 15 € par mois à compter du 1er janvier 2022.
La mise en oeuvre de cette indemnité interviendra dans le courant du 1er trimestre 2022 avec effet au 1er janvier et après réception par les services de la DRH, des pièces justificatives à la mise en paiement.
Vous trouverez toutes les informations et les réponses à vos questions sur www.fonction-publique.gouv.fr/complementaire-sante.
Retrouvez ci-joint le dernier communiqué de l'INPH, notre intersyndicale.
Les HU ne bénéficient pas RTT mais, depuis plus de 15 ans, peuvent solliciter une autorisation d'absence de 2 semaines par an au titre de l'Arrêté du 03 Juillet 2006 http://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000000792851/).
Malgré ce texte à la rédaction volontairement subtile, son application dans les CHU demeure inégale sur notre territoire avec des difficultés d'interprétation locale. Certains d'entre nous ont encore des difficultés à bénéficier de ce droit et nous ont récemment contacté à ce sujet.
Le SHU a interpellé la DGOS (sous-direction des RH) qui prend très au sérieux ce manquement d'application au sein de certains CHU récalcitrants et propose de leur faire un rappel sur l'application de cet arrêté. La modification prochaine de notre décret statutaire devrait clarifier la rédaction de cette disposition et faciliter son application enfin!
Si vous aussi vous connaissez des difficultés à poser des absences selon cet arrêté, n'hésitez pas à nous les communiquer à : secretariat@le-shu.fr
La carrière des médecins hospitalo-universitaires est dégradée et leur attractivité s'effondre. Préoccupée par cette situation, l’Académie nationale de médecine a auditionné le SHU. Comme nous, elle demande de vraies mesures pour restaurer l’attractivité perdue des carrières hospitalo-universitaires. L'Académie, consciente des dangers pour la qualité des soins, de l’enseignement et de la recherche, alerte pour enrayer le déclin annoncé de la médecine hospitalo-universitaire française. Vous trouverez l’avis de l’Académie et ses propositions ci-dessous.

Nous alertons depuis des mois sur la gravité de la perte d’attractivité des carrières HU. Devant l’absence totale de considération des HU lors du Ségur de la santé, le SHU avait obtenu l’ouverture de discussions dans le cadre d’un groupe de travail dit « attractivité des carrières HU ». Semblant ignorer les enjeux, des arbitrages en trompe-l’œil ont fait exploser le processus, le SHU ainsi que les autres syndicats ayant quitté la table de ce qui était loin d’être des négociations. Échec total, l’attractivité des carrières HU est sacrifiée et la situation s’en trouve aujourd’hui plus grave encore qu’hier. Parallèlement, la conférence des présidents d’universités, les trois conférences des doyens, la conférence des présidents de CNU et le groupement des universités de recherche viennent d’écrire au Président de République pour l’alerter une nouvelle fois. Le SHU renouvelle son appel à des mesures ambitieuses qu’il a déjà largement fait connaître. Il saura porter sur la place publique les interrogations que soulèvent ces atermoiements qui fragilisent un peu plus chaque jour les mondes hospitalier et universitaire.

Les hospitalo-universitaires peuvent encore signer cette motion jusqu’au vendredi 4 juin. Pour cela, ils-elles sont invité-e-s à simplement envoyer les renseignements suivants à statuthu@gmail.com :
§ NOM, Prénom
§ Statut PUPH ou MCUPH
§ Spécialité
§ CHU dans lequel vous exercez



Illustrant la difficulté d'offrir des carrières suffisamment attractives aux HU, c'est une quarantaine de collègues MCU-PH et PU-PH qui démissionnent de leurs fonctions chaque année depuis trois ans. Nous parlons bien de démissions et non de départs à la retraite.
Vous trouverez les statistiques par UFR (métropole) et par discipline ci-dessous.

Le groupe de travail « attractivité des carrières HU » a été réuni ce matin pour la communication des arbitrages interministériels. Le SHU s’est élevé vigoureusement contre l’insuffisance des mesures proposées.
Sur le retraite, fin de non recevoir: les tutelles refusent la création d’une retraite sur la partie hospitalière des revenus HU avant une réforme générale des retraites. Une augmentation du plafond de l’abattement de 9 à 12% est proposée mais il s’agit là d’une mesure très couteuse pour les HU et qui ne saurait remplacer une retraite pleine et entière.
Sur les émoluments hospitaliers, la revalorisation de l’échelle est timide. Nous avions proposé une échelle H revalorisée unique pour les PU-PH et les MCU-PH afin d‘améliorer significativement le début de carrière des MCU-PH: cette proposition n’a pas été retenue. En fin de carrière, le dernier échelon serait revalorisé mais dans une proposition sans commune mesure avec les trois derniers échelons supplémentaires obtenus par les PH, créant un grave manque d’équité et une perte d’attractivité là où la réforme était censée l’améliorer.
Sur l’échelle indiciaire universitaire: rien. Une prime de 700€ bruts annuels, progressivement augmentée jusqu’à 2027 serait créée en 2022 pour compenser l’absence de prime PRES que perçoivent les enseignant-chercheurs mono-appartenants. Il s’agit donc d’une modeste mesure d’équité et non d’attractivité. Son montant n’est pas de nature à compenser l’érosion des revenus qui n’a cessé de s'aggraver depuis 30 ans.
Au total, après l’espoir et l’ambition, nous sommes face à des mesures très insuffisantes au regard des enjeux.
Le SHU a donc décidé, après avoir consulté son Conseil d’Administration qui a rendu un avis unanime, de quitter le groupe de travail afin de ne pas cautionner cette politique. Le président du SHU l’a fait savoir en séance après avoir détaillé les motifs d’exaspération des HU et les graves inquiétudes qui pèsent sur l’avenir si la trajectoire n’est pas corrigée. Les autres syndicats présents ont également quitté la table. Un communiqué commun à été diffusé ici.
L’ensemble des conférences se sont également élevées vigoureusement contre l’insuffisance des mesures.
En cette heure grave par l’avenir de la médecine, de la pharmacie et de l’odontologie françaises, le SHU et l’INPH poursuivront leur combat au service de la santé, de la formation et de la recherche. L’heure est à la mobilisation.