Les doyens et présidents d’universités publient une tribune sur la situation hospitalo-universitaire dans Le Monde.

Nous connaissons et partageons leur constat, alarmant. Ils concluent à trois scénarios possibles :
“Primo, le statu quo, aboutissant à la mort annoncée du modèle français du CHU. Secundo, le divorce assumé entre hôpital et université, dont nous sommes beaucoup à penser qu’il serait une régression pour la politique de santé. Tertio, un sursaut courageux, replaçant l’université et les facultés de santé au centre du dispositif, comme dans tous les pays ayant une ambition dans le domaine”. Notre pays a-t-il toujours une ambition dans le domaine ?
Les hospitalo-universitaires forment les médecins, pharmaciens, odontologistes et maïeuticiens dont le pays a besoin pour exercer tant dans le secteur privé que dans le secteur public. Ils sont le fer de lance de la recherche médicale et contribuent au meilleur de la prise en charge des patients dans les établissements de santé sous convention hospitalo-universitaire. 
Laisser dépérir le monde hospitalo-universitaire par une idéologie hospitalo-centrée, désuniversitarisée et à courte vue, c’est faire peser une menace sur toute notre société.
Retrouvez ci-dessous et sur Le Monde le texte de la tribune.

Les décrets sur la gouvernance des GHT sont parus.

Ils entreront en vigueur le 1er janvier 2022.

Un décret précise la compétences de la commission médicale de groupement (CMG) des GHT et de son président mais aussi celle des commissions médicales d’établissement (CME). 

https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000043547119

Le second décret précise quant à lui les attributions des présidents de CMG mais aussi de CME. Ainsi, le président de CMG/CME doit présenter annuellement son programme, “en tenant compte des actions déjà mises en œuvre” ainsi qu’un rapport annuel sur la mise en œuvre.

https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000043547214

La motion “défense de la santé universitaire” dépasse les 3000 signataires

Les hospitalo-universitaires peuvent encore signer cette motion jusqu’au vendredi 4 juin. Pour cela, ils-elles sont invité-e-s à simplement envoyer les renseignements suivants à statuthu@gmail.com :

§  NOM, Prénom

§  Statut PUPH ou MCUPH

§  Spécialité

§  CHU dans lequel vous exercez

Attractivité des carrières HU : le nombre de démissions parle de lui-même

Illustrant la difficulté d’offrir des carrières suffisamment attractives aux HU, c’est une quarantaine de collègues MCU-PH et PU-PH qui démissionnent de leurs fonctions chaque année depuis trois ans. Nous parlons bien de démissions et non de départs à la retraite. 
Vous trouverez les statistiques par UFR (métropole) et par discipline ci-dessous.

Les propositions jugées gravement en deçà des enjeux, le SHU quitte la table

Le groupe de travail « attractivité des carrières HU » a été réuni ce matin pour la communication des arbitrages interministériels. Le SHU s’est élevé vigoureusement contre l’insuffisance des mesures proposées.
Sur le retraite, fin de non recevoir: les tutelles refusent la création d’une retraite sur la partie hospitalière des revenus HU avant une réforme générale des retraites. Une augmentation du plafond de l’abattement de 9 à 12% est proposée mais il s’agit là d’une mesure très couteuse pour les HU et qui ne saurait remplacer une retraite pleine et entière.
Sur les émoluments hospitaliers, la revalorisation de l’échelle est timide. Nous avions proposé une échelle H revalorisée unique pour les PU-PH et les MCU-PH afin d‘améliorer significativement le début de carrière des MCU-PH: cette proposition n’a pas été retenue. En fin de carrière, le dernier échelon serait revalorisé mais dans une proposition sans commune mesure avec les trois derniers échelons supplémentaires obtenus par les PH, créant un grave manque d’équité et une perte d’attractivité là où la réforme était censée l’améliorer.
Sur l’échelle indiciaire universitaire: rien. Une prime de 700€ bruts annuels, progressivement augmentée jusqu’à 2027 serait créée en 2022 pour compenser l’absence de prime PRES que perçoivent les enseignant-chercheurs mono-appartenants. Il s’agit donc d’une modeste mesure d’équité et non d’attractivité. Son montant n’est pas de nature à compenser l’érosion des revenus qui n’a cessé de s’aggraver depuis 30 ans.
Au total, après l’espoir et l’ambition, nous sommes face à des mesures très insuffisantes au regard des enjeux.
Le SHU a donc décidé, après avoir consulté son Conseil d’Administration qui a rendu un avis unanime, de quitter le groupe de travail afin de ne pas cautionner cette politique. Le président du SHU l’a fait savoir en séance après avoir détaillé les motifs d’exaspération des HU et les graves inquiétudes qui pèsent sur l’avenir si la trajectoire n’est pas corrigée. Les autres syndicats présents ont également quitté la table. Un communiqué commun à été diffusé ici.
L’ensemble des conférences se sont également élevées vigoureusement contre l’insuffisance des mesures.
En cette heure grave par l’avenir de la médecine, de la pharmacie et de l’odontologie françaises, le SHU et l’INPH poursuivront leur combat au service de la santé, de la formation et de la recherche. L’heure est à la mobilisation.

Motion de soutien à la démarche des conférences (doyens, CNU, PCME)

Les hospitalo-universitaires souhaitant signer cette motion de soutien sont invité-e-s à envoyer à l’adresse: statuthu@gmail.com les renseignements suivants :

§  NOM, Prénom

§  Statut PUPH ou MCUPH

§  Spécialité

§  CHU dans lequel vous exercez

Attractivité HU: mettre fin à l’immobilisme

Le SHU ne peut se satisfaire de l’absence de réponse du gouvernement quant à de nouvelles mesures concrètes pour l’attractivité des HU. Des arbitrages (revalorisation des grilles hospitalières, amélioration du régime indemnitaire universitaire, amélioration du régime de retraite hospitalière complémentaire) ont été annoncés comme imminents mais force est de constater qu’il n’en est rien. Les réunions du groupe de travail “attractivité des carrières HU” auxquelles participe activement le SHU sont toujours suspendues dans l’attente de ces arbitrages. 
Le SHU demande la reprise immédiate des discussions sur la base de propositions nouvelles à la hauteur des enjeux.
Les demandes du SHU sont connues: c’est une forte revalorisation de chaque échelon sur la base d’une grille H unique pour les MCU-PH et les PU-PH qu’il faut entreprendre, grille augmentée de trois échelons supplémentaires. C’est une revalorisation de chaque échelon de la grille U. Ainsi, l’ensemble des HU, quel que soit son corps, quelle que soit son ancienneté, seront bénéficiaires de cette juste mesure. Une retraite pour toutes et tous, assise sur l’intégralité des revenus H et U, ne peut par ailleurs être raisonnablement reportée aux calendes grecques. 

La proposition de loi post-Ségur est votée

Le Parlement a adopté définitivement la proposition de “loi d’amélioration du système de santé par la confiance et la simplification”. 

Le service hospitalier avait été contraint de s’effacer progressivement au profit de pôles aux périmètre et prérogatives souvent contestés. Il redevient “ l’échelon de référence en matière d’organisation, de pertinence, de qualité et de sécurité des soins, d’encadrement de proximité des équipes médicales et paramédicales, d’encadrement des internes et des étudiants en santé ainsi qu’en matière de qualité de vie au travail”. 

Le SHU reste néanmoins toujours en attente de nouvelles mesures concrètes pour l’attractivité des HU, les propositions initiales ayant été unanimement rejetées comme très insuffisantes. Des décisions sont annoncées comme en cours d’arbitrage: revalorisation des grilles hospitalières à l’image des accords du Ségur pour les praticiens hospitaliers, amélioration du régime indemnitaire universitaire, amélioration du régime de retraite hospitalière complémentaire. Les réunions du groupe de travail “attractivité des carrières HU” auxquelles participe activement le SHU sont toujours suspendues dans l’attente de cet arbitrage. Les demandes du SHU sont connues (lien ici)

Visio-conférence avec le ministre de la santé et des solidarités : un pas vers le déblocage des discussions sur l’attractivité HU?

Le SHU s’est entretenu, par l’intermédiaire de Rachel Bocher présidente de notre inter-syndicat l’INPH, avec Olivier Véran le 2 avril 2021 en visioconférence. Le ministre a fait part de son engagement en faveur d’une amélioration significative des carrières hospitalo-universitaires. Les discussions du groupe de travail sur l’attractivité des carrières HU, auxquelles participe activement le SHU depuis décembre 2020, étaient dans l’impasse après des propositions très insuffisantes, rejetées par le SHU et les autres syndicats. Face à ces propositions initiales, l’ensemble des représentants institutionnels avaient également signifié leur désapprobation unanime au premier ministre le 19 février (voir courrier sur www.le-shu.fr). Un arbitrage de Matignon est attendu incessamment, notamment sur la grille des émoluments hospitaliers et sur la question de la retraite. Nous demandons la reprise des discussions sur la base de propositions nouvelles. Le SHU continuera à revendiquer des mesures ambitieuses de nature à redonner aux HU des perspectives d’exercice motivantes et à de futur-e-s candidat-e-s le désir de le devenir.

Attractivité des carrières HU: panne de secteur

Après une phase constructive où les questions sensibles n’avaient pas encore été abordées, les propositions ministérielles viennent subitement de prendre un tour alarmant alors que la question des rémunérations et de la retraite étaient enfin inscrites à l’ordre du jour. Où est passée l’ambition d’améliorer l’attractivité des carrières HU à ce moment-clé de leur histoire? 
A part quelques mesures de bon sens qui auraient dû être réglées depuis bien longtemps, aucune amélioration salariale n’est proposée sur les grilles universitaires par le MESRI. Une telle insignifiance, un tel manque d’ambition laissent pantois.
Quant à lui, le MSS ne propose qu’un système très insuffisant de revalorisation dont l’inutile complexité ne vise qu’à laisser les HU en milieu de carrière sans amélioration aucune, procédé qui n’est pas sans rappeler celui qui a récemment conduit nos collègues PH à un mot d’ordre de grève. 
La retraite? Rien du tout. Alors que le groupe de travail a été réuni notamment dans ce but, toute avancée est renvoyée à une éventuelle réforme générale des retraites dont plus personne ne débat pourtant désormais. L’augmentation du plafond de l’abondement, mesure utile pour pallier temporairement la carence actuelle de notre système de retraites, ne peut se concevoir que sur la base d’un rattrapage très significatif des émoluments … afin de pouvoir financer cet effort supplémentaire qui reposera principalement sur les HU. 
C’est donc dans ce contexte que nous nous sommes vigoureusement élevés contre l’inanité de ce que l’on espérait pouvoir appeler des propositions. Rarement unanimité ne fut d’ailleurs telle que l’ensemble des parties prenantes ne se soit offusqué, désolé, indigné, désespéré de cette incompréhensible tournant.
Arrêtons de tergiverser: c’est une forte revalorisation de chaque échelon sur la base d’une grille H unique pour les MCU-PH et les PU-PH qu’il faut entreprendre, grille augmentée de trois échelons supplémentaires. Ainsi, l’ensemble des HU, quel que soit son corps, quelle que soit son ancienneté seront bénéficiaires de cette juste mesure. Une retraite pour toutes et tous, assise sur l’intégralité des revenus H et U, ne peut par ailleurs être raisonnablement reportée aux calendes grecques. 
Plus que jamais, nous sommes mobilisés pour que des avancées significatives viennent mettre un terme à l’érosion désastreuse de l’attractivité des carrières HU. C’est l’ensemble des corps HU à travers leur représentation syndicale jusqu’à l’ensemble des conférences qui entendent ne pas en rester là et aboutir à des propositions dignes de l’enjeu.