À l'occasion du colloque de l'INPH Intersyndicat National des Praticiens Hospitaliers et Hospitalo-Universitaires du 15 septembre, la Direction générale de l'offre de soins (DGOS) a annoncé l'ouverture d'une clause de revoyure sur la réforme des astreintes à domicile, moins d'un an après sa mise en œuvre. Une annonce attendue, qui témoigne de la volonté d'évaluer objectivement les effets de cette réforme et d'en améliorer les modalités d'application.
Le constat partagé par les différents acteurs est clair : malgré un investissement financier de 215 M€ la mise en œuvre de la réforme s'est révélée complexe et perçue négativement dans de nombreux territoires. La diversité des organisations hospitalières, le calendrier contraint de déploiement et la nécessité d'une meilleure visibilité des financements mobilisés par les 𝐀𝐑𝐒 ont été largement soulignés.
Pour les hospitalo-universitaires, plusieurs enjeux demeurent 𝐢𝐧𝐬𝐮𝐟𝐟𝐢𝐬𝐚𝐦𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐫𝐞́𝐬𝐨𝐥𝐮𝐬. Le principal concerne la reconnaissance du temps d'intervention effectif réalisé pendant les astreintes. Ce temps de travail, effectué de nuit, les week-ends ou les jours fériés, participe pleinement aux missions de soins, mais également à l'enseignement et à la recherche qui caractérisent l'exercice hospitalo-universitaire indissociable.
LE SHU considère indispensable de poursuivre les travaux autour de plusieurs priorités :
Le SHU salue l'ouverture de cette clause de revoyure et participera activement aux réflexions à venir afin de construire un dispositif plus lisible, plus équitable et mieux adapté aux spécificités de l'exercice hospitalo-universitaire.