Gouvernance: quelle ambition pour l’hôpital public?

Le post-Ségur a été diversement perçu (le mot est faible) par les professionnels de santé car certains thèmes n’ont pas été abordés ou de façon très insuffisante. Les HU le savent bien puisque les négociations spécifiques les concernant sont en cours et ne devraient aboutir qu’en avril.

Outre les mesures destinées à revaloriser les carrieres (IEPE, grilles salariales des PH), une demande forte du SHU et des représentants des PH portait sur l’attractivité de l’hôpital public et la remédicalisation de la gouvernance. Le SHU regrette la timidité des mesures envisagées à l’heure actuelle. Même le Pr. Olivier Claris (président de la CME des Hospices civils de Lyon), auteur en 2020 du rapport sur la gouvernance et la simplification hospitalière, s’en inquiète. Auditionné par la commission des affaires sociales du Sénat à propos de la proposition de loi portée par Mme Stéphanie Rist visant à améliorer le système de santé, il constate que ce texte n’aborde pas au fond la médicalisation de la gouvernance, objet des revendications pré-Ségur, hormis un rappel du “rôle fondamental” du service et du chef de service dans l’organisation hospitalière. 

Les rôles respectifs des directeurs et présidents de CME restent á définir et nous demandons que ces derniers aient un rôle décisionnaire dans la nomination des chefs de service. Sans aller jusqu’au principe de l’avis conforme, nous pensons qu’ils devraient également donner leur visa aux documents financiers majeurs (plans d’investissement, plans de financement…) avant transmission à l’ARS, pour que le corps médical soit au minimum informé de la situation. 

Le SHU et l’INPH dont nous sommes membre sont également attachés à la construction des groupements hospitaliers de territoire (GHT) avec une coopération entre usagers, ville, établissements de santé publics et privés, facultés de médecine et élus locaux. 

Enfin, la réduction du nombre de lits ces dernières années pénalise toujours les établissements publics, particulièrement en période de crise, avec des déprogrammations favorisant à terme l’orientation des patients en dehors du secteur public.

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