Le SHU actus

Février 2020

Appel à la grève le 14 février 2020

Depuis plusieurs mois, de nombreuses organisations dont le SHU se sont mobilisées sans relâche pour demander les moyens nécessaires au fonctionnement du service public hospitalier exsangue. Nombre d’entre nous ont démissionné de leurs responsabilités hospitalières. Nous constatons avec inquiétude que l’appréciation de la gravité de la situation par les pouvoirs publics est dramatiquement insuffisante.

C’est pourquoi le SHU appelle ses adhérents, PU-PH, MCU-PH, PHU, CCA, AHU et d’une façon générale l’ensemble des HU à la grève le 14 février 2020. Nous demandons, avec l’INPH dont nous sommes membre, l’ouverture de véritables négociations, afin de mettre en œuvre sans délai, un plan de sauvetage à la hauteur des enjeux pour l’hôpital public, pilier de la confiance de nos concitoyens en notre système de santé.

Il invite à manifester à Paris ou à se joindre à toute action locale défendant l’hôpital public. Le SHU invite ses membres à apporter leur soutien à leurs collègues praticiens hospitaliers et internes engagés dans ce mouvement.

N’oubliez pas de vous déclarer gréviste. Le SHU a adressé à cette fin à la Ministre des solidarités et de la santé un préavis de grève.

Retraites, de qui se moque-t-on ?

Après nos demandes réitérées de rendez-vous avec la Ministre des solidarités et de la santé sur le thème spécifique du volet hospitalier de la retraite HU, nos appels sont restés sans réponse. Considérant le système calamiteux des retraites HU actuel, il est désolant de voir que la réforme va encore altérer l’attractivité par une baisse des émoluments hospitaliers si ceux-ci ne sont pas revalorisés comme nous ne cessons de le demander.

La Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, consciente du délabrement des retraites universitaires si la reforme venait à être adoptée, a communiqué sur des évolutions salariales concernant les enseignants chercheurs sans clarifier si elles s’appliqueraient aux HU et pour quel montant. Nous l’avons sollicitée à plusieurs reprises pour demander un rendez-vous sur ce volet universitaire de la retraite HU. Sans réponse.

Après plusieurs reports de rendez-vous, le secrétaire d’état chargé des retraites que nous devions rencontrer le mardi 11 février nous a fait notifier l’annulation pure et simple de ce rendez-vous.

Nous nous posons la question de la méthode de ce gouvernement qui manifeste du mépris vis-à-vis des HU dont on connait l’engagement au service de la santé, de la recherche et de la formation.

Le SHU actus

Décembre 2019

Point d’actualité sur les retraites des HU : repartir des fondamentaux

Les HU titulaires (MCUPH et PUPH) font partie de la fonction publique de l’Etat et appartiennent aux différents grades universitaires d’enseignant-chercheurs. Dès la création, l’article portant statut des personnels enseignants et hospitaliers des centres hospitaliers et universitaires précise qu’ils « constituent des corps distincts des autres corps enseignants des universités et des praticiens hospitaliers », mais «demeurent soumis aux dispositions statutaires applicables au personnel titulaire des corps enseignants des universités et aux praticiens hospitaliers.» Contrairement aux autres universitaires, les hospitalo-universitaires  exercent donc « des fonctions d’enseignement pour la formation initiale et continue, des fonctions de recherche et des fonctions hospitalières ». Les hospitalo-universitaires reçoivent ainsi une rémunération complémentaire au titre de cette activité hospitalière, les « émoluments hospitaliers ». Les émoluments hospitaliers ne sont pas soumis à d’autres retenues pour pension que celles opérées au titre du régime public de retraite additionnel (RAFP, de niveau faible, portant sur les primes). Ces émoluments ne sont donc pas soumis à cotisation et n’ouvrent pas droit à une pension de retraite.

La situation des hospitalo-universitaires en matière de rémunération est donc particulière du fait de leur « bi-appartenance ». Bénéficiaires de deux éléments de rémunération principaux, un traitement de la fonction publique et des émoluments hospitaliersils ne cotisent que sur leur traitement de fonctionnaire et n’acquièrent aucun droit à retraite pour leur activité hospitalière (y compris les gardes !)

A ce titre, il faut souligner l’écart très important entre …

Chèr-e adhérent-e, retrouvez l’intégralité de notre note sur les retraites dans vos courriels ou demandez-la au secrétariat : perez@snhu.fr (09 72 59 07 60).

…Ces questions sont aujourd’hui sans réponse mais seront mises sur la table des négociations quand elles s’ouvriront (cf. courrier au secrétaire d’Etat chargé des retraite). Un mécanisme compensatoire, tel celui annoncé par la ministre de l’Enseignement supérieur, la Recherche et l’Innovation pour les enseignants-chercheurs doit être mis en place pour les HU. Les émoluments hospitaliers devront être augmentés significativement (cf. plateforme de revendications pour l’attractivité) afin qu’une éventuelle cotisation retraite ne vienne pas diminuer des revenus déjà insuffisamment attractifs. 

Le Conseil d’Administration du SHU vous souhaite une bonne année 2020.

Courrier adressé le 27 décembre à M. Laurent Pietraszewski, secrétaire d’Etat chargé des retraites

(un courrier a été adressé en parallèle à Mmes. Frédérique Vidal et Agnès Buzyn)

Monsieur le Ministre,

les hospitalo-universitaires (HU) appartiennent à la fonction publique d’Etat en tant qu’enseignants de l’université. Ils perçoivent, à leur retraite, une pension qui sera impactée négativement par le projet de réforme car leur niveau de primes est faible et que la base de calcul des 25 meilleures années sera très défavorable par rapport au système actuel. Ils perçoivent en parallèle des émoluments hospitaliers n’ouvrant pas droit à la retraite, une situation perçue depuis toujours comme une grave injustice. Pour y remédier partiellement, ils peuvent cotiser à une assurance spécifique (COREM, Préfon….) et bénéficier d’un abondement plafonné de l’hôpital.

La carrière HU est en perte d’attractivité, ce qui met en danger la recherche et la formation en santé, tant des futurs professionnels du public que du privé, ainsi que la qualité des soins et l’avenir de l’hôpital public, en particulier des CHU. Outre la question de la faible attractivité des rémunérations et les difficultés croissantes de l’exercice hospitalier, la perspective d’une dégradation de la retraite, déjà jugée comme catastrophique, constitue un élément de préoccupation alarmant. L’attention de votre prédécesseur, Monsieur Jean-Paul Delevoye, a déjà été précocement attirée sur ce sujet.

Le SHU (ex-SNHU, ex-SNPHU) est le principal syndicat représentatif des HU. Nous demandons l’ouverture de négociations sur la question spécifique des retraites HU et sollicitons à nouveau un rendez-vous urgent à ce sujet. Dans la mesure où la retraite HU comporte un volet universitaire et un volet hospitalier, nous nous adressons également ce jour à Madame la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation ainsi que Madame la ministre des Solidarités et de la santé. 

Veuillez agréer, Monsieur le ministre, l’assurance de ma haute considération.

Pr Olivier Boyer, président du SHU

Le SHU actus

Novembre 2019


Appel à la mobilisation et à la grève
Nous appelions à un plan de sauvetage de l’hôpital public depuis déjà deux ans au sein de notre inter-syndicat, l’INPH. Nous avions fait connaître notre plateforme de revendications HU pour une modernisation des statuts, une amélioration de l’attractivité et une vigilance particulière sur la réforme des retraites annoncée. La menace grondait. Aucune négociation n’avait pourtant été réellement ouverte sur aucun de ces points, malgré des annonces restées purement de l’ordre de la communication.
Désespérément sourds à nos appels et à ceux de tout le corps social hospitalier, les pouvoirs publics ont donc décidé d’allumer la mèche. C’est l’annonce d’un taux de progression de l’Ondam hospitalier à 2,1% malgré la crise de ces derniers mois, alors que les soins de ville bénéficiaient d’une progression de 2,4 % qui a mis le feu aux poudres.
La grève est le dernier moyen d’action pour les hospitalo-universitaires. Après un rendez- vous de la dernière chance de l’INPH-CMH-SNAM-HP (liste d’union qui nous a placés dans l’équipe gagnante des élections professionnelles) avec la Ministre de la santé et des solidarités le 8 novembre dernier, l’absence de perspective au-delà de vagues promesses d’annonces dérisoires nous a conduit à prendre la décision : ce sera également la grève pour le SHU ! Fait inhabituel, même la conférence des Doyens y appelle.


Grève du 14 novembre 2019 : moyens d’actions
Plusieurs syndicats et inter-syndicats nationaux dont le SHU ont déposé un préavis de grève auprès de la Ministre de la santé et des solidarités. Pour mémoire, le Conseil d’Etat a considéré qu’à partir du moment où un préavis national a été déposé, il n’est pas nécessaire de déposer un préavis localement.
Le taux de grévistes sera un déterminant essentiel du niveau de moyens que les pouvoirs publics dégageront pour l’hôpital. Adhérents du SHU, vous êtes invités à vous engager dans cette dynamique et à favoriser la mobilisation de vos collègues, syndiqués ou non :

  • en participant aux initiatives locales, sous la bannière du SHU ou de l’INPH si elles existent, ou à toute initiative de défense et de promotion du service public hospitalier dont vous jugerez qu’elle partage nos valeurs ;
  • en participant, pour ceux et celles qui le pourront, à la manifestation du 14 novembre à Paris à 13h30, station RER Port-Royal ou Denfert-Rochereau, sous la bannière de l’INPH que « tous les hommes, femmes et enfants vivant dans notre pays soient couverts par une offre de soin de qualité et accessibles à tous ».

Agenda
Conseil d’administration du SHU le 15 novembre.
Conseil supérieur des professions médicales, odontologistes et pharmaceutiques le 19 novembre (Madame A Buzyn annoncée).
Conseil d’administration de l’INPH le 19 novembre.

Le SHU actus (Juillet 2019)

L’union fait la force.
Les élections professionnelles ont eu lieu. Les résultats sont là.
Première force syndicale hospitalo-universitaire, le SHU porte la voix des HU au sein de l’INPH (intersyndicat national des praticiens hospitaliers). Nos listes d’union INPH avec Convergences (CMH et SNAM-HP) ont emporté la victoire.
Pour le Conseil Supérieur des Professions Médicales, Odontologistes et Pharmaceutiques, notre liste d’union remporte le plus grand nombre de sièges avec notamment 4 sur 5 sièges dans le collège HU. Le Président du SHU, Olivier BOYER, est élu.
Pour la Commission Statutaire Nationale, les listes HU soutenues par la CMH, l’INPH (dont le SHU) et le SNAM-PH totalisent 34 élus sur 42 potentiels. Retrouvez la liste des élus sur https://www.cng.sante.fr/actualites/elections-professionnelles-2019-resultats.
Nous remercions les adhérents du SHU qui se sont activement mobilisés. Les élections attestent, s’il en était besoin, de notre forte représentativité. Les dossiers en cours sont cruciaux. L’hôpital public va mal. Les pressions, surtout hospitalières, sur l’exercice libre et responsable de la mission unique hospitalo-universitaire dans la richesse de ses différents aspects sont fortes. Les jeunes hésitent à s’engager dans une carrière HU. Ces élections ne sont pas une fin mais un moyen ! Nous saurons faire entendre notre voix.
Le Conseil d’Administration vous souhaite un bel été.

Le SHU actus (Juin 2019)

Devant la perte d’attractivité des carrières liée, en partie, à l’érosion continue du pouvoir d’achat des HU par rapport à d’autres modes d’exercice, nous réclamons de façon continue des négociations sur les salaires. Un premier pas a été (enfin!) franchi avec la publication au JO du résultat des négociations anciennes de 2016-2017, portant sur la création à compter du 1er septembre 2017 (mesures d’application rétroactive):

-d’un échelon exceptionnel au sommet du troisième grade (hors classe) des MCU-PH accessible après trois ans dans le 6e échelon,
 
-d’un 7e échelon au sommet de la deuxième classe des PU-PH.

Il s’agit d’une modeste avancée qui ne touchera qu’une partie d’entre nous. Nous continuons à affirmer le nécessité d’une revalorisation globale de 30 % des rémunérations, d’une fusion des échelles hospitalières des MCU-PH et PU-PH, d’une facilitation de la promotion des MCU-PH titulaires HDR, d’une revalorisation de la prime d’exercice public exclusif par le création d’un troisième échelon de 2000€. Vous retrouverez ces éléments de notre profession de foi, sous la bannière INPH-CMH-SNAMHP pour les élections professionnelles. 

Les questions salariales ne résument pas tout. Elles sont néanmoins une composante essentielle de l’attractivité. Par leur mission unique indissociable enseignement-recherche-soins, les HU portent la fécondité du système public de santé au service de tous. Ils-elles doivent être rémunéré-e à la hauteur de leur contribution sociétale, en tenant compte du différentiel avec d’autres modes d’exercice.
 
Vous allez recevoir les informations pour le vote électronique. N’oubliez pas de voter pour les listes INPH-CMH-SNAMHP où œuvrent nos candidats !

Le SHU actus (Mai 2019)

Une nouvelle entité pour représenter les HU

Animés par une totale convergence de vues de longue date, les deux syndicats représentatifs des hospitalo-universitaires avaient finalement peu de justifications à promouvoir leurs actions par le canal de deux entités distinctes. Forts de ce constat, le syndicat national des hospitalo-universitaires (SNHU) et le syndicat national des professeurs hospitalo-universitaires (SNPHU) ont décidé de conclure le rapprochement qu’ils  préparaient depuis plusieurs années. C’est donc sous la bannière nouvelle du Syndicat des Hospitalo-Universitaires (le SHU) qu’ils représenteront désormais leurs adhérents titulaires MCU-PH, PU-PH et non-titulaires AHU, PHU, CCA. Le nouveau conseil d’administration s’est mis en place en avril 2019 et sa présidence a été confiée à Olivier Boyer (Immunologie, Rouen). Plus fort unifié, le SHU portera la voix des hospitalo-universitaires de façon indiscutablement représentative. Le SHU, à l’image des deux syndicats dont il est issu, est membre de l’intersyndicat national des praticiens hospitaliers, l’INPH, avec lequel il partage et défend les valeurs d’indépendance professionnelle des professions médicales d’exercice hospitalier.

Élections professionnelles : à vos agendas!

Les élections professionnelles se dérouleront par voie électronique du 25 juin au 2 juillet. Il s’agit d’élire les représentants à la commission statutaire nationale des praticiens hospitaliers ainsi qu’au conseil supérieur des professions médicales. Le SHU participera activement à ce temps fort de la vie hospitalière qui est également l’occasion d’une mesure de la représentativité syndicale. L’union faisant la force, c’est sous la bannière conjointe de l’INPH et de Convergences-HP (CMH + SNAM-HP) que les candidats du SHU représenteront les intérêts des hospitalo-universitaires à ces élections. Votre vote est primordial. Notez la date et n’oubliez pas de voter !

Siège Social : Villa Dallas – 18 avenue de l’Europe – 31520 RAMONVILLE ST AGNE   Tél : 09 72 59 07 60