Grève du 30 juin

Après plusieurs semaines de discussion dans un climat d’écoute et un accueil ouvert de nos demandes de compensation de l’érosion constante de nos rémunérations, les propositions du gouvernement sont tombées ce soir. Indigentes!

En comparaison des 6 milliards annoncés pour le personnel non médical (in fine, 2 milliards plus des dispositions spécifiques à certains corps et des primes conditionnelles), 300 millions sont proposés aux H et HU. Nous demandions pour le personnel médical une enveloppe globalement équivalente à celle du personnel non médical. On nous propose largement moins d’un dixième de cela. Rien de nature à compenser l’effondrement de l’attractivité.

Comme nous l’avons annoncé, nous nous associons à la grève de mardi. Ne revenons pas au système d’avant 1958. Offrons un avenir aux plus jeunes et une retraite à tous! Continuons à œuvrer pour les autres piliers de la réforme (gouvernance, simplification, territoires…).

Le SHU actus

Février 2020

Appel à la grève le 14 février 2020

Depuis plusieurs mois, de nombreuses organisations dont le SHU se sont mobilisées sans relâche pour demander les moyens nécessaires au fonctionnement du service public hospitalier exsangue. Nombre d’entre nous ont démissionné de leurs responsabilités hospitalières. Nous constatons avec inquiétude que l’appréciation de la gravité de la situation par les pouvoirs publics est dramatiquement insuffisante.

C’est pourquoi le SHU appelle ses adhérents, PU-PH, MCU-PH, PHU, CCA, AHU et d’une façon générale l’ensemble des HU à la grève le 14 février 2020. Nous demandons, avec l’INPH dont nous sommes membre, l’ouverture de véritables négociations, afin de mettre en œuvre sans délai, un plan de sauvetage à la hauteur des enjeux pour l’hôpital public, pilier de la confiance de nos concitoyens en notre système de santé.

Il invite à manifester à Paris ou à se joindre à toute action locale défendant l’hôpital public. Le SHU invite ses membres à apporter leur soutien à leurs collègues praticiens hospitaliers et internes engagés dans ce mouvement.

N’oubliez pas de vous déclarer gréviste. Le SHU a adressé à cette fin à la Ministre des solidarités et de la santé un préavis de grève.

Retraites, de qui se moque-t-on ?

Après nos demandes réitérées de rendez-vous avec la Ministre des solidarités et de la santé sur le thème spécifique du volet hospitalier de la retraite HU, nos appels sont restés sans réponse. Considérant le système calamiteux des retraites HU actuel, il est désolant de voir que la réforme va encore altérer l’attractivité par une baisse des émoluments hospitaliers si ceux-ci ne sont pas revalorisés comme nous ne cessons de le demander.

La Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, consciente du délabrement des retraites universitaires si la reforme venait à être adoptée, a communiqué sur des évolutions salariales concernant les enseignants chercheurs sans clarifier si elles s’appliqueraient aux HU et pour quel montant. Nous l’avons sollicitée à plusieurs reprises pour demander un rendez-vous sur ce volet universitaire de la retraite HU. Sans réponse.

Après plusieurs reports de rendez-vous, le secrétaire d’état chargé des retraites que nous devions rencontrer le mardi 11 février nous a fait notifier l’annulation pure et simple de ce rendez-vous.

Nous nous posons la question de la méthode de ce gouvernement qui manifeste du mépris vis-à-vis des HU dont on connait l’engagement au service de la santé, de la recherche et de la formation.

Appel à la grève le 17 décembre

L’hôpital public, notamment les CHU, demeurent en péril malgré les premières annonces du gouvernement. Le SHU réitère son appel à les compléter, tant sur le plan du financement des établissements que de l’attractivité des carrières et de la gouvernance des hôpitaux :

– augmentation du budget hospitalier au moins égale à l’évolution naturelle des dépenses ;

– revalorisation des carrières et amélioration des conditions de travail, notamment pour les jeunes hospitalo-universitaires ; 

– gouvernance partagée plus ouverte aux professionnels médicaux, pharmaciens et odontologistes ;

– ouverture des négociations sur la question spécifique de la retraite des hospitalo-universitaires.

Nous appelons les hospitalo-universitaires à cesser le travail le 17 décembre et à rejoindre les manifestations qui auront lieu notamment à Paris à cette date. Un préavis de grève est déposé en ce sens.

En soutien aux internes en médecine et en pharmacie qui ont appelé à faire grève dès le 10 décembre, le SHU demande à ses membres et à l’ensemble des hospitalo-universitaires de témoigner leur solidarité à l’égard de leurs futurs collègues.

Le SHU est membre de l’INPH.

Communiqué Le SHU du 30 novembre 2019

Le SHU réaffirme sa déception après l’annonce du plan pour l’hôpital par le gouvernement et son inquiétude pour l’avenir de l’hôpital public, de la recherche médicale et de l’enseignement en santé. Il rappelle que l’hôpital universitaire forme les professionnels dont le pays a besoin, tant pour le système public que le système privé. La perte d’attractivité de la carrière HU est donc un handicap pour la pérennité de la qualité des soins et l’avenir de notre pays. Il a fait connaître ses propositions pour arrêter ce fléau (www.le-shu.fr).

Le SHU appelle ses membres et l’ensemble de ses collègues à s’associer aux actions qui seront menées pour la défense de l’hôpital public et de la formation en santé, comme celles du 30 novembre et du 10 décembre.

En dépit d’annonces de concertation qui restent du pur domaine de la communication, le SHU, premier syndicat des hospitalo-universitaires, déplore l’absence totale de dialogue sur les retraites HU qui est l’un des points clefs de la problématique de l’attractivité. Il appelle donc à la mobilisation le 5 décembre.

De plus, il appellera à la grève le mardi 17 décembre avec, notamment, une “grande manifestation unitaire” à Paris.

Le SHU est membre de l’INPH.

Communiqué

Le syndicat des hospitalo-universitaires SHU (ex-SHNU ex-SNPHU) a appelé à la grève le 14 novembre. Il se félicite de la mobilisation de l’ensemble des acteurs du service public hospitalier dont de nombreux HU. Le SHU a pris note de la déclaration du Président de la République de mettre en œuvre des mesures d’envergure pour l’hôpital. Il sera vigilant à ce qu’elles soient à la hauteur de l’enjeu. Ainsi, le SHU affirme avec force la nécessité de remédier à la pénurie de moyens humains et matériels dans les hôpitaux, en particulier dans les CHU. Il ne peut accepter la perte d’attractivité des carrières hospitalo-universitaires qui met en péril les CHU et les UFR en charge de la formation en santé. Les solutions existent. Elles sont connues : le SHU les a publiées dans sa plateforme (www.le-shu.fr), notamment l’urgente nécessité de revaloriser significativement le début de carrière et l’indemnité de d’exercice public exclusif. Ces revendications s’intègrent dans la vision globale exprimée par l’Inter-syndicat National des Praticiens Hospitaliers (INPH) dont nous sommes membre.

Communiqué de presse

Les Hospitalo-universitaires se joignent massivement au mouvement du 14 novembre. Le #SHU appelle à la grève pour un véritable plan de sauvetage de l’hôpital public et une amélioration des statuts, de l’attractivité, de la retraite et des conditions d’exercice des HU dans le respect de l’unicité de leur mission indissociable d’enseignement, de recherche et de soins.
Le #SHU a fait connaître sa plate-forme de revendications (www.le-shu.fr). Il se réjouit que la conférence des doyens de santé le rejoigne en deux nombreux points. Il affirme toutefois avec force la nécessité d’un debut de carrière HU plus rapidement attractif, ce à quoi ne pourrait pas répondre la création d’un nouveau statut précaire de “professeur assistant”, isolé au sein du monde universitaire.
Le #SHU défilera à Paris le 14 novembre avec l’intersyndicat national des praticiens hospitaliers (INPH) dont il est membre.