Communiqué Le SHU du 30 novembre 2019

Le SHU réaffirme sa déception après l’annonce du plan pour l’hôpital par le gouvernement et son inquiétude pour l’avenir de l’hôpital public, de la recherche médicale et de l’enseignement en santé. Il rappelle que l’hôpital universitaire forme les professionnels dont le pays a besoin, tant pour le système public que le système privé. La perte d’attractivité de la carrière HU est donc un handicap pour la pérennité de la qualité des soins et l’avenir de notre pays. Il a fait connaître ses propositions pour arrêter ce fléau (www.le-shu.fr).

Le SHU appelle ses membres et l’ensemble de ses collègues à s’associer aux actions qui seront menées pour la défense de l’hôpital public et de la formation en santé, comme celles du 30 novembre et du 10 décembre.

En dépit d’annonces de concertation qui restent du pur domaine de la communication, le SHU, premier syndicat des hospitalo-universitaires, déplore l’absence totale de dialogue sur les retraites HU qui est l’un des points clefs de la problématique de l’attractivité. Il appelle donc à la mobilisation le 5 décembre.

De plus, il appellera à la grève le mardi 17 décembre avec, notamment, une “grande manifestation unitaire” à Paris.

Le SHU est membre de l’INPH.

Du choc d’attractivité … à la pichenette d’attractivité

Après la forte mobilisation du 14 novembre, le gouvernement vient d’annoncer son plan d’urgence pour l’hôpital. En l’absence de toute consultation, concertation ou négociation auxquelles nous appelions, il n’est pas surprenant que les inquiétudes ne s’estompent pas et que la déception domine.
Présentées comme des efforts en faveur de l’investissement, des salaires modestes en Ile-de-France, d’une possible remédicalisation de la gouvernance et d’une reconnaissance de l’engagement de service public, ces annonces ressemblent plus à une opération de communication qu’à des mesures à la hauteur de l’enjeu. Quelles propositions concrètes pour  l’attractivité des carrières HU?
Le SHU a entendu l’affirmation d’un souhait de redonner enfin à notre pays la dynamique hospitalo-universitaire dont il a besoin et qu’il appelle de ses voeux depuis longtemps. Il a déjà fait part de ses propositions à ce sujet et entend être associé à cette évolution. Il est essentiel d’arrêter l’hémorragie des HU qui sont, avec les PH dont les valences demeure  insuffisamment reconnues, les acteurs centraux de la formation de l’ensemble des professionnels de santé dont notre pays a besoin pour exercer dans les secteurs tant publics que privés. Le SHU exprime donc ses réserves au vu du manque d’ambition des mesures annoncées vis-à-vis du monde hospitalo-universitaire en si grande difficulté. Des décisions d’envergure étaient attendues immédiatement. Elles sont insuffisantes et repoussées à une future loi sur l’enseignement supérieur et la recherche. 
Les mois qui viennent doivent donc être ceux de l’ouverture de véritables négociations sur les carrières HU afin de répondre aux défis de l’attractivité et aux enjeux du monde qui vient.
Le SHU est membre de l’Intersyndicat National des Praticiens Hospitaliers (INPH).

Communiqué

Le syndicat des hospitalo-universitaires SHU (ex-SHNU ex-SNPHU) a appelé à la grève le 14 novembre. Il se félicite de la mobilisation de l’ensemble des acteurs du service public hospitalier dont de nombreux HU. Le SHU a pris note de la déclaration du Président de la République de mettre en œuvre des mesures d’envergure pour l’hôpital. Il sera vigilant à ce qu’elles soient à la hauteur de l’enjeu. Ainsi, le SHU affirme avec force la nécessité de remédier à la pénurie de moyens humains et matériels dans les hôpitaux, en particulier dans les CHU. Il ne peut accepter la perte d’attractivité des carrières hospitalo-universitaires qui met en péril les CHU et les UFR en charge de la formation en santé. Les solutions existent. Elles sont connues : le SHU les a publiées dans sa plateforme (www.le-shu.fr), notamment l’urgente nécessité de revaloriser significativement le début de carrière et l’indemnité de d’exercice public exclusif. Ces revendications s’intègrent dans la vision globale exprimée par l’Inter-syndicat National des Praticiens Hospitaliers (INPH) dont nous sommes membre.

Communiqué de presse

Les Hospitalo-universitaires se joignent massivement au mouvement du 14 novembre. Le #SHU appelle à la grève pour un véritable plan de sauvetage de l’hôpital public et une amélioration des statuts, de l’attractivité, de la retraite et des conditions d’exercice des HU dans le respect de l’unicité de leur mission indissociable d’enseignement, de recherche et de soins.
Le #SHU a fait connaître sa plate-forme de revendications (www.le-shu.fr). Il se réjouit que la conférence des doyens de santé le rejoigne en deux nombreux points. Il affirme toutefois avec force la nécessité d’un debut de carrière HU plus rapidement attractif, ce à quoi ne pourrait pas répondre la création d’un nouveau statut précaire de “professeur assistant”, isolé au sein du monde universitaire.
Le #SHU défilera à Paris le 14 novembre avec l’intersyndicat national des praticiens hospitaliers (INPH) dont il est membre.

Le SHU actus

Novembre 2019


Appel à la mobilisation et à la grève
Nous appelions à un plan de sauvetage de l’hôpital public depuis déjà deux ans au sein de notre inter-syndicat, l’INPH. Nous avions fait connaître notre plateforme de revendications HU pour une modernisation des statuts, une amélioration de l’attractivité et une vigilance particulière sur la réforme des retraites annoncée. La menace grondait. Aucune négociation n’avait pourtant été réellement ouverte sur aucun de ces points, malgré des annonces restées purement de l’ordre de la communication.
Désespérément sourds à nos appels et à ceux de tout le corps social hospitalier, les pouvoirs publics ont donc décidé d’allumer la mèche. C’est l’annonce d’un taux de progression de l’Ondam hospitalier à 2,1% malgré la crise de ces derniers mois, alors que les soins de ville bénéficiaient d’une progression de 2,4 % qui a mis le feu aux poudres.
La grève est le dernier moyen d’action pour les hospitalo-universitaires. Après un rendez- vous de la dernière chance de l’INPH-CMH-SNAM-HP (liste d’union qui nous a placés dans l’équipe gagnante des élections professionnelles) avec la Ministre de la santé et des solidarités le 8 novembre dernier, l’absence de perspective au-delà de vagues promesses d’annonces dérisoires nous a conduit à prendre la décision : ce sera également la grève pour le SHU ! Fait inhabituel, même la conférence des Doyens y appelle.


Grève du 14 novembre 2019 : moyens d’actions
Plusieurs syndicats et inter-syndicats nationaux dont le SHU ont déposé un préavis de grève auprès de la Ministre de la santé et des solidarités. Pour mémoire, le Conseil d’Etat a considéré qu’à partir du moment où un préavis national a été déposé, il n’est pas nécessaire de déposer un préavis localement.
Le taux de grévistes sera un déterminant essentiel du niveau de moyens que les pouvoirs publics dégageront pour l’hôpital. Adhérents du SHU, vous êtes invités à vous engager dans cette dynamique et à favoriser la mobilisation de vos collègues, syndiqués ou non :

  • en participant aux initiatives locales, sous la bannière du SHU ou de l’INPH si elles existent, ou à toute initiative de défense et de promotion du service public hospitalier dont vous jugerez qu’elle partage nos valeurs ;
  • en participant, pour ceux et celles qui le pourront, à la manifestation du 14 novembre à Paris à 13h30, station RER Port-Royal ou Denfert-Rochereau, sous la bannière de l’INPH que « tous les hommes, femmes et enfants vivant dans notre pays soient couverts par une offre de soin de qualité et accessibles à tous ».

Agenda
Conseil d’administration du SHU le 15 novembre.
Conseil supérieur des professions médicales, odontologistes et pharmaceutiques le 19 novembre (Madame A Buzyn annoncée).
Conseil d’administration de l’INPH le 19 novembre.